Séance de minuit validée pour FUMER FAIT TOUSSER (Quentin Dupieux)

Séance de minuit validée pour FUMER FAIT TOUSSER (Quentin Dupieux)

Après s’être fait un nom musical (Mr Oizo), Quentin Dupieux est devenu réalisateur pour le cinéma. Adepte de récits courts et absurdes, non dénués d’un humour décapant, prolifique comme jamais, il sortira en 2022 deux films. Rien de moins ! Retour sur l’excellent FUMER FAIT TOUSSER, présenté lors d’une séance de minuit particulièrement joyeuse au 75e festival de Cannes.

Son 11e film, FUMER FAIT TOUSSER, pourrait être la somme de toutes ses idées précédentes. Lorsqu’un groupe de superhéros (plus Bioman qu’Avengers) doit prendre un temps de repos pour resserrer les liens du groupe, c’est surtout l’occasion de se raconter des histoires « qui font peur » au coin du feu… Et l’opportunité pour Dupieux de faire un récit méta, fantasmagorique, à la fois souvenir vintage de l’époque Club Dorothée, hommage à l’ouverture de la Cité de la Peur des Nuls (« Red is Dead »), film joyeusement gore et décalé, et regard sur sa tribu de cinéma.

Car ils sont tous là, d’Alain Chabat (aussi présent dans son 2e film de l’année, INCROYABLE MAIS VRAI et déjà parfait dans REALITE) à David Marsais/Grégoire Ludig (le Palmashow), le retour d’Anaïs Demoustier, Adèle Exarchopoulos ou Benoît Poelvoorde, Jean-Pascal Zadi, Oulaya Amamra, Gilles Lellouche, Vincent Lacoste, Blanche Gardin, Doria Tillier, Jérôme Niel… Tous étaient sur le tapis rouge pour la présentation événement à Cannes.

Il y a un esprit espiègle chez Dupieux, mais aussi beaucoup d’amour pour les histoires. Si sa filmographie dessine aujourd’hui autant d’essais (souvent court, entre 1h et 1h30), la mosaïque se dessine à travers autant de personnages grandiloquents, naïfs ou à côté de la plaque. Une volonté de pousser les curseurs se fait jour dans FUMER FAIT TOUSSER ; frontalement absurde, vraiment gore, toujours drôle. Et c’est un grand oui ! On en redemanderait bien…

4 / 5