On le sent : les groupes de rock (le vrai, celui qui fait du bruit) affutent leurs lames en prévision des prochains mois qui s’annoncent chargés en sorties. Il n’y a qu’à voir l’engouement autour de l’arrivée de Dave Grohl chez les Queens of The Stone Age pour comprendre. Mais au milieu de tout cela, presque sans prévenir, Deftones place ses pions et signe un gros coup avec son septième album : Koi No Yokan.
Surprise ? Un petit peu. On avait lâché Deftones il y a plusieurs années. Rien de méchant, mais une certaine lassitude. C’est donc un peu par hasard que Koi No Yokan (l’équivalent en japonais du coup de foudre) arrive aux oreilles. Et il est loin de décevoir.
Enragé mais également maîtrisé, le disque montre un groupe capable de se renouveler. Dès Swerve City puis Romantic Dreams, la voix de Chino Moreno semble avoir connu une cure de perfectionnement et la magie opère. Et finalement, c’est la confirmation d’une remarque faite il y a longtemps (l’époque de White Pony) : ce n’est pas forcément dans les titres les plus criards ou bavards (Leathers) que l’on trouve tout le talent de Deftones, mais surtout dans cette aptitude à produire des morceaux spatiaux, qui transportent l’auditeur, à l’instar du magnifique Entombed.
Koi No Yokan ; voici un album qui porte bien son nom et promet encore de nombreux grands moments avec Deftones.
4 / 5