Au départ je n’ai pas accroché à Delphic. Et si mon avis final reste mitigé, il est déjà moins négatif qu’au départ. Delphic est un groupe de Manchester, dans le genre électro-alternatif qui n’est pas sans rappeler Radio 4 (que personnellement j’adore) et qu’il n’est donc pas étonnant d’avoir vu en première partie de Bloc Party. Sur certains titres de leur premier album Acolyte, on trouvera même des sonorités proches des Chemical Brothers. Bref tout ce petit monde est assez lié et pour Delphic ce n’était pas forcément évident de se faire une place.
Disons-le, le succès de Delphic s’est surtout fait en 2009 avec quelques titres dont certains ont été des singles. Pour les connaisseurs de la première heure, Acolyte ressemble donc plutôt à un recueil de ces hits déjà connus, une grande joie du côté fans. Il faut ainsi reconnaître que les autres morceaux, pas connus, n’ont pas le même impact.
Dans le détail donc, Acolyte est porté par ses ambassadeurs que sont — dans l’ordre d’apparition sur l’album — Doubt, This Momentary, Submission, Counterpoint. A côté d’eux on trouve des pistes tout aussi intéressantes mais pas forcément aussi captivantes. Mention spéciale à l’éponyme Acolyte, instrumental qui sonne parfois vraiment comme du Chemical Brothers (calme puis dansant et progressif : il dure presque neuf minutes…) mais qui souffre aussi d’un certain manque d’inspiration. Ceci étant presque compensé immédiatement après avec Halcyon, pour moi la vraie bonne découverte sur l’album.
Mais au final, c’est le reproche que l’on pourra formuler à Delphic : des creux dans ses pistes, nous laissant un peu sur notre faim. Ce n’est pas très grave, Acolyte a su tirer partie de ses atouts pour se générer un public fidèle et lancer la carrière du groupe.
3 / 5