L’Australien revient avec un nouvel album mais surtout un nouveau statut depuis le succès de ses précédents singles. Il y avait une attente à combler : c’est fait.
Il y a eu un avant et un après Riptide dans la vie de Vance Joy. La chanson de son premier album, qui l’a propulsé sur la scène internationale et sous le feu des projecteurs, a aussi apporté beaucoup de curiosité et de suspicion : cet inconnu serait-il capable de « survivre » à son hit sans se brûler les ailes et retomber lourdement ?
Je ne veux pas faire juste deux ou trois chansons et disparaître ; je suis là pour de bon. Je n’ai jamais voulu tout mettre derrière une seule chanson… J’ai voulu donner de la lumière à chacune.
Vance Joy
Quatre ans se sont écoulés avant de pouvoir connaître la réponse. Cette réponse, c’est Nation of Two, un deuxième album qui remplit parfaitement les attentes et n’a rien à envier à son prédécesseur. Si ce n’est peut-être, l’absence de hit en puissance comme l’était Riptide, mais sait-on jamais ce que le destin réserve à des titres comme Lay It On Me ou We’re Going Home, qui tiennent la tête de liste parmi les morceaux du disque.
Folk-rock réussie et maîtrisée avec finalement assez peu d’effets de répétition, Vance Joy marche sur les terres de Mumford & Sons ou de The Lumineers, en leur montrant au passage qu’il fait aussi bien à lui tout seul ou presque (et qu’il pourrait bien avoir une durée de vie plus longue que les derniers). Et si le secret était justement de prendre son temps entre les albums ?
4 / 5