Jericho : analyse de la série et résumés des premiers épisodes

Une petite ville tranquille…
Des explosions nucléaires…
Des habitants qui tentent de s’organiser pour ne pas mourrir…

jericho

Une saison de 22 épisodes pour Jericho, série partant sur un excellent concept mais dont le rythme irrégulier et parfois vraiment peu soutenu aura eu raison de quelques uns d’entre nous. Comme pour le héros de la petite ville de Jericho, il faut s’accrocher pour aller jusqu’au bout.

Pitch, par Mg : Une petite ville du Kansas se retrouve isolée suite à plusieurs explosions nucléaires ayant réduit en cendres une bonne partie des USA. Entre doutes et manque de moyen, leur réalité change du tout au tout..
Bien. Et mieux à faire. On a l’impression de voir du Jeremiah « avant explosion ». L’Amérique a décidément du mal à se défaire de l’apocalyptique scénario d’un anéantissement total. Le scénario catastrophe se produit ici, de manière très réaliste. On en rajoute un peu avec des bus pleins d’enfants ou de prisonniers évadés, ou encore de tissus familiaux éclatés. Ce premier épisode ( pas de pilote de deux heures ici.. ) montre là ses quelques faiblesses. Sans verser dans le larmoyant, il pose la situation sans vraiment la dévelloper. De quoi donner envie de voir au moins quelques épisodes pour se faire une idée. Le cast est plutôt bon, même Skeet Ulrich, c’est vous dire.
Une menace, une explosion, pas d’idées surréalistes, pas de réels stars, ni de surenchère. Un feuilleton au scénario d’apocalypse sans réelle surenchère. Du coup on attend la suite!


Un pilote tout en retenue qui permet de ne pas en mettre plein la vue pour s’essouffler ensuite, mais au contraire de donner quelques pistes choc et d’en réserver une grosse partie pour la suite. C’est peut-être la construction la plus intelligente jusqu’à maintenant, même si l’on peut douter de la manière dont sera traité le sujet ultérieurement. Attention, révélations (spoilers) ensuite.

Analyse de la série, Par Mg.

Pour parler de l’actualité télévisuelle, on devrait se pencher sur ce qui est nouveau, réfléchi et captivant. Au lieu de cela, je vais vous parler de Jericho, humble série familiale dont la seule réelle réussite est de s’être vu commander une saison entière parmi les premières nouvelles séries de l’année. Comme quoi, sans exceller, on peut franchir le pallier de l’annulation préméditée. Parler de Jericho, c’est donc prendre de l’avance sur l’année à venir, et ses 16 épisodes encore non diffusés.. un investissement.

L’HISTOIRE

Jéricho est, selon le récit biblique, la première ville du pays de Canaan conquise par Josué et les Hébreux. Le livre de Josué (Bible) relate la prise de Jéricho et comment, le septième jour après l’arrivée des Hébreux, les murailles de Jéricho s’effondrèrent par la simple volonté divine après le défilé sept fois autour de la cité pendant sept jours, de l’arche d’alliance et de sept prêtres sonnant sept chofars (trompettes). Jéricho est rasée intégralement. La ville et son butin furent alors maudits. ( source : fr.wikipedia.org/ )

Non, Jericho ça n’est pas ça. Loin des facéties bibliques autour des moeurs musicaux de nos ancestres les chrétiens, Jericho est de nouveau dans les pages Informations de nos journaux Tv, pour la bonne et simple raison qu’il s’agit d’une des nouveautés de la grille de rentrée de la chaîne CBS ( Columbia Broadcasting System, diffuseur américain des célèbrissimes CSI, Survivor, NCIS, Without A Trace.. ), juste avant Criminal Minds qui a eu le don cette année de foutre une mini râclée à Lost, mais passons..

L’histoire donc, est celle de la petite bourgade de Jericho, Kansas, USA. Evidemment, elle n’existe pas réellement. Toujours est il qu’au crépuscule du premier épisode, on s’aperçoit que plusieurs bombes atomiques viennent d’exploser sur les grandes cités américaines, laissant Jericho seule et isolée. Bigre. Heureusement, dans l’anxiété invisible et la panique générale inexistante, on avait préalablement introduit les différends protagonistes de cette saga post-apocalyptiquo-bushienne.. N’empêche que pour résumé, une explosion nucléaire au petit matin, c’est très beau.

LES PERSONNAGES

Jericho

Tout commence par le retour à la maison du fils prodigue, Jake Green ( Skeet Urich – Scream, et.. ? ), supposément beau gosse au regard ténébreux d’un passé sombre trop lourd. Paf, voilà notre côté mystérieux. Seulement le Jake est le fiston du maire de la commune, et les retrouvailles ne sont pas au beau fixe. Il ne faut pas fâcher les anciens, surtout quand ils ont la stature et la barbe de patriarche du papounet à Jake.. Ce dernier retrouve donc famille et anciens amis.. puis ennemis. Face aux « évènements », il se voit contraint de rester sur place, et aider à faire face à la crise.. Un destin tout tracé.

Heureusement, Jake n’est pas seul, et peut compter sur le grand frère responsable mais pas trop ( adultérin qui plus est, diantre ! ), la jeune institutrice amoureuse mais boiteuse ( est-ce compatible ?? ), l’ancienne conquête fâchée mais pas tellement, le old buddy costaud, et le reste de cette petite communauté dont le seul véritable intérêt au tiers de la saison est une figuration exemplaire de 3e plan. On l’aura compris, Jericho tisse un semblant de triangularité amoureuse dans tous les sens, saupoudrant son Apocalypse Show d’un reflet de 7 A La Maison plutôt désagréable.. et soporifique. On ne verse pas dans la guerre nucléaire sans quelques cadavres bien frais et de pustules purrulentes ! Ici, les scénaristes préfèrent sans doute parler de « pourquoi Jake il est beau », et autres « ouh, le frangin se tape une barwoman, sa femme est po contente ».. Je vous passe tous les à-côtés, d’un Jack supposé meurtrier aux réactions désolés d’après cataclysme, Jericho a un background très familial pour public large. On n’y trouvera pas son Mad Max télévisuelle. Fichtre.

jericho

Finalement dans toute cette ambiance délétère ( à ne pas laisser à portée des plus jeunes.. ) et bon enfant, on remarquera un élément perturbateur, une énigme vivante : Robert Hawkins. Robert ( ou ce qu’on peut malheureusement classer désormais dans la catégorie « Black de service », ce qui ici peut heureusement se coupler avec « seul intérêt réel du show depuis les explosions atomiques, très jolie au demeurant » ) vient d’emmenager avec sa petite famille. C’est mimi. Seulement Robert construit un bunker dans sa cave, possède un surplus de l’armée spécial anti bombe atomique, et un très joli ordinateur portable avec antenne sattelite en option, et résistant au Impulsion ElectroMagnétique. Fcuck. Alors pourquoi, comment Robert surfe sur le web alors que le réseau électrique est out après un EMP, pourquoi il télécharge des photos de Jake habillé, pourquoi son ordinateur est en russe, utilise t-il Firefox 2.0, Skype ? Nous le saurons dans les prochains épisodes. Nota bene, ledit Robert a aussi une intrigue pourrie avec sa famille. On n’est pas agent secret ou je ne sais quoi pour se préoccuper de ses gosses, demandez donc à James Bond..

L’EQUIPE TECHNIQUE

Petit tour d’horizon rapide de Jericho, pour voir quoi ? les trois noms de Jon Turteltaub, Stephen Chbosky and Carol Barbee. Le premier nous a réalisé le National Treasure avec Nicolas Cage et Diane Kruger, le deuxième est issu du cinéma indépendant américain, la troisième a navigué du Prince de Bel Air à Providence. Sans grandes qualités, un trio de créateurs pour le moins.. inconnus.

AVIS

Alors, Jericho. Sonnez trompettes et fanfarrons, Jericho n’est sans doute pas la série de l’année, mais réserve quelques bons moments. Cette phrase suppose qu’ils sont rares. Effectivement, sur le postulat d’une attaque nucléaire entraînant les Etats-Unis d’Amérique dans un conflit mondial, troisième au rang des plus grosses bastons, Jericho retombe comme un soufflet trop cuit ( ou pas assez, je ne sais plus.. ). Alors oui, on débute avec Jake et ses jérémiades ( ou Jakerémiades ? ), mais ensuite on assiste à une légère montée en puissance avec l’horizon nucléaire. Dans la tête, on peut déjà dire que si Jericho a peu d’effets spéciaux, ils sont réussis ( 1 point ). Par la suite, les instants cruciaux sont plutôt réussis : (SPOILER) des nuées de corbeaux morts, des avions ayant atterris en catastrophe en plein désert, et le summum, un cliffangher sur un tir de missiles en riposte.. voir même la fameuse Impulsion ElectroMagnétique (FIN DE SPOILER).

Alors, késako une explosion atomique ? On sait déjà que notre Jack Bauer pas nationale résiste amplement à ses effets, mais ça ne compte pas : Jack résiste à tout, même à une eau de vaisselle trop corrosive. Donc reprenons.. Pour faire simple, la série part du postulat que la petite bourgade printanière de Jericho ne subit pas directement les effets des explosions. Grand Dieu, ils sont sauvés. Que non, les effets secondaires ?? On ne connait pas trop les conséquences, mais elles sont désastreuses. A Jericho, ça se résume à : squatter le bar du coin pour jouer au billard, piller le Somerfield local pour faire un barbecue communautaire, et enfin récolter le bon maïs irradié, mais au moins on mangera.. Bref, scientifiquement le crédit n’est pas très glorieux, mais favorise le côté émotionnel de l’histoire. Car Jericho mise beaucoup sur le sentiment d’union communautaire, le patriotisme à l’américaine. C’est sympa, mais pas très crédible, et vu de l’extérieur un peu gonflant.. Heureusement, on se garde quelques instants émerveillés devant des séquences bien faites autour des résonnances de ces attaques dantesques, et on s’intéresse de près à l’évolution du conflit, qu’on voit malheureusement de l’extérieur. Cela aurait pu être bien intéressant d’étudier comment les américains réagissent au traumatisme d’un évènement de cette ampleur ( Remember, Remember, the 11 September ! ). Mais on préfère se concentrer sur la vie de tous les jours, sans grands changements. On tombe au niveau des séries se posant en défenseuses des valeurs à l’américaine, d’où le 7 A La Maison précité. Sans connaitre réellement, ça ressemble..

Enfin, la fin du 7e épisode laisse augurer une perspective extérieure, avec le départ de Jakounet et son frangin barbu pour d’autres horizons.. A quand des paysages dévastés, des corps en putréfaction, des agonies trucculentes, des buildings détruits ?? Pas tout de suite.. Jericho reprend les bases du genre, sans vraiment rentrer sur le terrain de la réflexion. On assiste plutôt à un soap avec des morceaux atomiques dedans… Vivement que ça pète !! On y croit.. pas. Enfin, rien de désagréable à suivre la série si vous aimez vous prélassez devant la télé, mais n’y attendez pas votre lot de vermine rampante et de sansues putrides, même dans Lost ça n’existe pas.

EXTENSIONS

Alors oui, Jericho m’intéresse. Tout simplement parce qu’elle me rappelle un peu le côté « société post-apocalyptique » de Jeremiah, bien sympathique série de SF menée par Luke.. Non, pas Skywalker mais Perry, Luke Perry, qui aura réussi à faire un truc de bien. Tiens, c’est marrant, Skeet Ulrich lui ressemble un peu. Jeremiah ( écrite par J. Michael « Babylon 5 » Straczynski ) nous plongeait directement dans une société en déroute, où les survivants d’une épidémie globale luttait pour restaurer l’ancien monde.. donc le notre. Jeremiah ( avec même du Sean Austin dedans !! ), à la consonnance également biblique, était beaucoup plus audacieuse que Jericho, et a duré deux saisons avec une mythologie en plein dévellopement et des questions à la pelle.. Dommage.

Post-scriptum : On pourrait aussi parler de Dark Angel, pour le côté post-apocalyptique, ou de Survivors ( années 70.. ) dans le même genre..

Résumés

Episode 2 : Où l’on poursuit dans l’aventure, avec Jake Green comme héros, mais aussi le mystérieux Robert Hawkins. Robert, qui capte un message en morse (un code censé être abandonné mais toujours bien présent dans les films et séries), épingle sur une carte des villes touchées par une explosion : Denver, Atlanta, Chicago, Philadelphie, San Diego… et plein plein d’autres qu’on ne verra pas.

C’est justement Denver qui nous intéresse, car c’est l’explosion la plus proche. Les retombées arrivent, il faut mettre tout le monde (5000 habitants) à l’abri. Une partie dans un bunker anti-atomique des années 50, une autre dans une mine. Mais aussi quelques refuges éparpillés. Jake va aider Emily Sullivan (une ex-copine peut-être) prisonnière de deux détenus qui se sont échappés de leur bus carcéral quand l’explosion a eu lieu. Emily, Jake et Bonnie (une jeune fille sourde) se planquent juste à temps dans une cave après avoir tué les deux fugitifs. Mais le sheriff et son adjoint son toujours enfermés dans le coffre de la voiture de police : dans quel état les retrouverons-nous quand les retombées seront terminées? A suivre…


Episode 3 : L’orage est passé, les gens ressortent de leurs abris. Désormais ce qui compte c’est de savoir, de partir en quête d’informations, aux quatre points cardinaux. Jake n’ira pas jusqu’au bout de son trajet vers le sud (Wichita) pour cause de route bloquée par… des avions qui ont essayé de se poser. En écoutant une boîte noire, Emily réalisera que son copain est toujours vivant, veinarde.

Le reste est comme d’habitude rempli de plein de petites scènes sur comment certaines personnes vivent la situation. On notera le personnage de Dale, jeune garçon nouvellement orphelin, qui pourrait être amené à évoluer. Et puis bien sûr il y a Robert Hawkins dans le rôle du type pas très net qui semble en savoir beaucoup plus qu’il ne veut bien le faire croire, et qui agit mystérieusement en sortant en pleine averse (en combinaison tout de même) pour récupérer du matériel (dont des armes apparemment) et en faisant une drôle de maçonnerie dans sa cave. Tout ça c’est louche…


Episode 4 : Pour le coup la série se retrouve handicapée avec son nombre important de personnages et doit faire des choix et des mises de côté. L’épisode stagne un peu, dissimulant derrière une panne de carburant (pour faire fonctionner les générateurs de la ville) l’élément le plus important du scenario : un groupe de survivants serait près d’un lac. Victor Miller, complètement irradié, va mourir à la clinique de Jericho non sans avoir révélé à l’intriguant Robert Hawkins qu’il y a « un traître parmi nous ». Hawkins est décidemment impliqué dans toute l’affaire, mais de quoi s’agit-il vraiment, quel est son rôle et son but, mystère…


Episode 5 : La « réponse fédérale » met du temps à venir, car l’essentiel de l’épisode est encore centré sur une trame annexe : le courant vient d’être rétabli et des incendies se déclarent dans la ville, notamment la bibliothèque. De nouveaux actes d’héroïsme ont lieu, mais cela donne surtout l’occasion à Jake de surprendre Robert Hawkins en plein travail sur Internet grâce à une mini-antenne satellite. Ce dernier s’en apercevra, et la suite de la relation entre ces deux personnages principaux s’annonce intéressante.

Télé, téléphone et Internet sont donc réactivés mais sous contrôle fédéral, donc bloqués. Et tandis qu’une annonce officielle de la Maison-Blanche semble arriver sur les écrans, un bruit extérieur vient brouiller le signal : des missiles traversent le ciel. Visiblement les USA viennent de riposter…


Episode 6 : 9h02, c’est l’heure à laquelle se sont arrêtés tous les appareils électroniques de Jericho, suite à une EMP, une bombe électro-magnétique.
Une grosse partie de l’épisode sera consacrée à Stanley (le grand frère de Bonnie, la jeune fille sourde) qui doit toujours $180 000 dollars au gouvernement pour sa ferme mais qui en ce moment est surtout préoccupé par sa récolte de maïs compromise par des vers. Au final tous le village viendra donner un coup de main, c’est beau.

Mais on rencontre aussi un bad-boy, Mitchell, qui rappelle à Jake son propre passé sombre qui l’avait fait quitter la ville après la mort d’un homme. Mitch s’en prend aux chevaux du ranch de la famille de Jake, ce qui provoque une vengeance, et Mitch se retrouve en prison. C’est à ce moment qu’il avertit Jake : « il » va venir s’en prendre à lui (Mitchell), puis à lui (Jake). Qui est ce « il »? nous le saurons prochainement…

Sinon rien de neuf, Hawkins apprend à tirer à sa fille et truque des photos pour apparaître avec sa « famille ». On n’en sait pas plus sur la guerre qui se déroule.


Episode 7 : Le maire est mal en point, il a besoin de médicaments puissants d’urgence. Jake et son grand frère partent en voiture pour en récupérer. Fin.

… mais avant cela, revenons au début, avec le retour de Gray (adversaire du maire avant les explosions), qui raconte son aventure et le chaos extérieur, puis décide de s’occuper de la ville en surveillant les nouveaux venus. On découvre surtout Jonah Prowse, qui appartient au passé douteux de Jake, il est à la tête d’une bande de voyous à l’extérieur de la ville dont Mitchell (voir épisode précédent) fait partie. Mitchell se fait libérer par ses copains, et Jake voit Jonah pour lui faire promettre de rester en-dehors de la ville pour faire ses « affaires ». Mais Jonah est aussi le père d’Emily, une fille qui lui en veut et notamment lui reproche la mort de Chris, son frère (donc le fils de Jonah). Bref, finalement Emily va voir son père pour obtenir une voiture (la voiture de Jake, qu’il avait précédemment abandonnée) afin d’aider les deux frères à partir en quête des médicaments pour sauver leur père. Pfiouuuu…

Je me rends compte en relisant mes résumés qu’ils ne servent à rien si on ne regarde pas la série, tellement c’est confus.


Pour la suite, il va falloir continuer vous-même !